
Lorsque je suis amené à écrire une homélie, la première chose que je fais, c’est m’imprégner des textes du jour. Je les laisse mûrir, je les oublie, puis je les relis, explorant toutes les idées qui me traversent l’esprit.
Je cherche dans un même temps chaque détail de texte qui ont un lien avec notre quotidien, l’Évangile n’est pas seulement la source d’une théologie parfois fumeuse, ni une liste d’interdits moraux, c’est avant tout un chemin de vie. Matthieu 19:21 « va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. » L’Évangile, c’est du concret à mettre en œuvre.
Pour ma part, écrire une homélie, ce n’est pas faire de l’explication de texte, ni faire un discours moralisateur, je me contente de partager les réflexions que ces textes font naître en moi. Comment, les textes que nous venons d’entendre peuvent affecter mon quotidien ?
Cela dit, je ne me lance pas dans l’écriture sans préalablement me documenter sérieusement. Tout d’abord comparer les différentes traductions, lire les textes avant et après la lecture proposée afin de les resituer dans leur contexte. Je cherche d’autres homélies, non pas pour les copier, mais pour être sûr de ne pas dire de bêtises, et parfois pour y trouver moi-même une piste nouvelle de réflexion.
Puis, le plus important, je laisse la place à l’Esprit Saint pour qu’il puisse faire son œuvre.

Ma collection de Bible : Les classiques TOB et Jérusalem, la traduction de Chouraki, la Thora, la Bible Nouvelle Traduction, les quatre Évangiles traduit par sœur Jeanne d’Arc, la Bible traduite et présenté pour les aumôneries de prison…