Carême

25 mars 2019

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Bonjour,

Voici la méditation quotidienne avec le Pape :
« À l’exemple de notre Maître, nous les chrétiens, nous sommes appelés à regarder la misère de nos frères, à la toucher, à la prendre sur nous et à œuvrer concrètement pour la soulager. »
Message du Pape François pour le Carême 2014

Depuis l’avènement du Christ, il nous faut aimer notre prochain comme Jésus aime, c’est-à-dire non pas seulement comme soi-même mais plus que soi-même et jusqu’à donner sa propre vie pour lui.

Cette forme d’amour est éminemment guérissante non seulement pour celui qui la reçoit mais aussi pour celui qui la donne. La petite Thérèse, si blessée par la vie ne dit-elle pas lors de sa grâce de Noël : « En un instant je sentis la charité entrer dans mon cœur, le besoin de m’oublier pour faire plaisir et depuis lors je fus heureuse. » « S’oublier pour faire plaisir »entraîne une libération suprême : la libération de toutes les attaches égoïstes du Moi. C’est cela qui conduit au vrai bonheur, et non pas l’assouvissement de tous ses désirs et de tous ses besoins comme on le pense instinctivement.

Effort de carême : Aujourd’hui, je ne prononce que des paroles positives. Je fais attention de ne blesser personne. 

Carême

22 mars 2019

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Bonjour,

Voici la méditation quotidienne avec le Pape :
Dieu ne se révèle pas par les moyens de la puissance et de la richesse du monde, mais par ceux de la faiblesse et de la pauvreté.[…] Ce qui nous donne la vraie liberté, le vrai salut, le vrai bonheur, c’est son amour de compassion, de tendresse et de partage.
Monseigneur Rino Fisichella

« Comment refuser à notre Dieu ce qu’Il désire tant, ce qu’Il demande avec tant d’ardeur ?

Hélas ! au lieu d’amour, Il ne voit chez le très grand nombre que tiédeur et lâcheté, souvent indifférence, offense et outrage. Que le spectacle de tant de bonté d’une part, de tant d’ingratitude de l’autre est amer au Cœur aimant ! « Mes yeux ont répandu des ruisseaux de larmes, parce qu’on n’observe pas votre loi. » (Ps. 118, 136). Si nous comprenons et sa tendresse et sa soif d’être aimé, nous devons nous efforcer de Le dédommager par notre fidélité et notre générosité. Il sera d’autant plus doux à son Cœur de recevoir des preuves de notre amour qu’Il en rencontre moins chez nos frères.

Comme l’amour a été la vie de Jésus, que l’amour soit toute notre vie, et puisque nous avons été créés pour aimer notre Dieu, puisque pendant les siècles des siècles nos occupations au ciel, nos grandes joies, notre vie sera d’aimer, commençons ici-bas et que tous nos actes soient inspirés par l’amour.

Ô Jésus, vous qui m’aimez tant, faites que je comprenne votre amour et que je réponde à votre amour ! »

Révérend Père Auguste Saudreau, dominicain, alors gardien de la Sainte-Baume

Effort de carême : Aujourd’hui, je laisse les critiques et la médisance au placard. Que seules la bienveillance et la charité m’animent.   

Carême

14 mars 2019

Voici ta méditation quotidienne avec le pape :

Notre foi est appelée à se traduire par des actes concrets, en particulier devant la pauvreté.
Message du Pape François pour le Carême 2016
 « Le précepte que le Seigneur donne, c’est celui de la charité, qu’il veut que nous observions. Mais puisqu’il y a beaucoup d’autres préceptes du Seigneur dans les paroles sacrées, on peut se demander pourquoi c’est seulement l’observance de la charité qu’il appelle son précepte. Il faut dire, selon Grégoire, que la charité est la racine et la fin de toutes les vertus. La racine, parce que c’est par la charité affermie dans son cœur que l’homme est mû à accomplir tous les autres préceptes – celui qui aime le prochain a accompli la loi. 

Tous les préceptes sont donc, pour ainsi dire, ordonnés à ce que l’homme fasse du bien à son prochain et ne lui fasse pas de tort, ce que réalise par excellence la charité. Elle est encore la fin des vertus, parce que tous les préceptes sont ordonnés à elle et ne se consolident qu’en elle – la fin des préceptes est la charité qui vient d’un cœur pur.

Il dit donc : « Tel est mon précepte : que vous vous aimiez les uns les autres », comme s’il disait que tout procède de la charité comme d’un principe, et y est ordonné comme à une fin. Selon Grégoire, en effet, de même que les nombreuses branches d’un arbre s’élèvent d’une racine unique, de même les nombreuses vertus sont engendrées à partir d’une racine unique ; et aucune branche n’a la vigueur d’une œuvre bonne si elle ne demeure enracinée dans la charité. Mais puisqu’il est dit en Matthieu (Mt 22, 40) que la Loi et les prophètes sont suspendus non seulement à l’amour de Dieu, mais aussi à l’amour du prochain, pourquoi ne mentionne-t-il ici que l’amour du prochain ? 

Il faut dire que l’un est inclus dans l’autre : car celui qui aime Dieu aime nécessairement son prochain et ce qui appartient à Dieu ; et qui aime le prochain à cause de Dieu, aime nécessairement Dieu : en effet, quoique les objets soient divers, les actes mêmes sont un quant à la conséquence.

Si le Seigneur fait davantage mention de l’amour du prochain que de l’amour de Dieu, c’est pour une double raison : l’une est qu’en cela son intention est de les instruire et de les amener à comprendre la manière d’édifier leurs proches, et l’autre la manière de devenir forts pour supporter jusqu’au bout les tribulations des persécuteurs ; et pour l’une et l’autre chose la charité envers le prochain est nécessaire. Amen »
Saint Thomas d’Aquin

Intention de prière : Seigneur, aide-moi à comprendre en vérité ce qu’est la charité et que je ne cesse jamais de l’appliquer.